De décembre à février
L’hiver est une période délicate pour le triathlète. La période la plus éprouvante se situe à l’intersaison. Lorsque le froid commence à réellement s’installer dans la durée. Le corps réagit alors par une augmentation des sécrétions hormonales responsables de l’appétit, notamment pour les aliments riches. Le but est d’étoffer la graisse sous-cutanée, un excellent isolant, pour éviter de laisser se dissiper dans l'environnement la chaleur corporelle, et préserver les tissus nobles (les muscles) de toute fonte. Conséquence : on prend un peu de poids.
Comment satisfaire son besoin de davantage s’alimenter sans en payer l’addition sur la balance ? Tout simplement en privilégiant les sources alimentaires les moins caloriques, et en réservant le reste pour les occasions festives. Du côté des préparations alimentaires les moins caloriques nous retrouvons dans cette période de l’année les potages, soupes, potées de légumes (dégraissées)…. Les légumes de saison permettent de réaliser des préparations savoureuses et revigorantes : courge, potiron, potimarron, navets, salsifis, rutabaga…On peut également ajouter des légumes secs (lentilles, fèves, pois cassés…) pour renforcer l’apport glucidique. Les viandes à bouillir seront sélectionnées (de préférence : jarret, paleron, jumeau, gîte ; éviter le plat de côtes, la poitrine….) et dégraissées avant ou après pour davantage de goût.
Toutes les préparations à base de pomme de terre ou les gratins de légumes peuvent être déclinés dans des versions moins grasses, en adaptant les recettes de sauces (fausse sauce blanches ou béchamel avec du lait écrémé, de la maïzena, de la muscade et une noisette de beurre ou margarine) et en limitant les quantités de fromage à gratiner (il existe aussi du fromage râpé allégé). Typiquement de saison, le crosne ou le topinambour peuvent se cuisiner comme la pomme de terre. Le topinambour contient des glucides essentiellement sous forme d'inuline, ce qui en fait un aliment assez pauvre en calories. Attention néanmoins, l'inuline n'étant pas assimilée par l'organisme, elle peut provoquer des flatulences intensifiées par la cuisson à l'eau (sauf si on ajoute à l'eau du bicarbonate de soude ou une branche de céleri). Idem pour le crosne, qui contient lui aussi un glucide peu digeste, appelé stachyose.
Quand l’hiver sévit sous nos latitudes, l’été règne à l’autre bout de la terre. Les fruits exotiques sont donc à la fête et c’est le moment d’en profiter…..un peu (pour cause d’impact écologique) : ananas, litchi, mangue, papaye, banane, carambole, fruit de la passion, goyave . Plus proche de nous (et donc plus éco-citoyen) la clémentine, la mandarine, le citron méditerranéen et le kiwi arrivent à pleine maturité en cette saison. D’autres fruits comme la poire, la pomme conservent une belle vitalité. L’hiver est également la saison de la célèbre noix de Grenoble, à consommer avec modération pour profiter de toutes ses vertus nutritionnelle (richesse en vitamine E, oméga 3 et 6)